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  • Photo du rédacteurMarilou

Hey mama; ceci est pour toi!

Dernière mise à jour : 30 mars 2022

«5 pistes de réflexion qui ont changé ma façon d’être maman». Ça sonne un peu trop formel au premier regard et c'est pour ça que ce n'est pas le titre retenu haha.


Toutefois, c'est vraiment ça. Je ne suis pas une experte en maternité. Je ne suis pas une experte dans rien.. sauf... dans l'art de me remettre en question (avouez que je ne suis pas la seule championne dans ce domaine). En plus, je dois admettre que je l'ai toujours été... mais depuis que je suis mère, ce GIF me représente trop bien:



Je me gosse, je me fatigue et je m'étourdis dans mes questionnements. Il faut savoir ici que j'ai ouvert mon service de garde à la maison alors qu'Eva avait 9 mois, aucune dent, allaitée exclusivement jusqu'à 7 fois par nuit avec 5 autres poupons de 10 à 12 mois. Une belle folle vous dites? En plein ça, une naïve qui habitait la contrée des licornes magiques! Mais ça, c'est une autre histoire. Je tenais à le spécifier, car ces années ont été UNE MONTAGNE RUSSE QUI VIRE À L'ENVERS 65 FOIS AVEC 102 PICS DE HAUTS ET AUTANT DE BAS ** et d'emblée, j'ai le vertige**. Ne vous méprenez pas: j'aurais pu prendre soin de 10 poupons seule, mais la mienne au sein du groupe, dans notre maison... l'exercice le plus essouflant de ma vie. J'ai lu, relu, questionné, requestionné et mis en pratique 908 trucs pour vous en présenter, très humblement, quelques uns qui ont fait une différence dans notre quotidien. On l'entend souvent, mais tant qu'on ne le vit pas, on ne le saisit pas de la même façon: nos enfants sont toujours challengeant avec leur maman (mais quel privilège, LOL).



  • Laisser les enfants vivre leurs expériences positives ou négatives


Quand je suis devenue mère, ma tête et sa capacité de rationaliser a, disons-le, pris le bord. La peur constante qu’il arrive quelque chose à mon enfant et la création de 989 000 scénarios les moins probables au monde ont pris le contrôle de mes décisions. Et bien que ces inquiétudes se soient apaisées au fur et à mesure que l’expérience de la maternité a gagné du terrain, elles demeurent présentes ici et là. Mon plus gros apprentissage **toujours en cours** est de faire taire mon besoin d’anticiper le pire de côté pour laisser place aux aventures et au risque. Pas LE risque dangereux et irresponsable là, mais le risque quotidien et essentiel aux apprentissages. Parce que dans le fond, on tombe tous en apprenant à faire du vélo, et on tombe aussi plusieurs fois de différentes façons au cours de notre vie. Le plus beau dans tout ça? On finit toujours par se relever. Le fait d’être confronté à des défis permet de développer les stratégies de résolution de conflit, l’autonomie, la reconnaissance et l’apprivoisement des émotions. C’est riche comme apprentissage à bien y penser!


En plus, au fond de moi, je sais pertinemment que je souhaite tellement que ma fille ne porte pas mes peurs! Même sans qu’on s’en rende compte, nos enfants absorbent nos émotions et nos craintes.. C’est à nous de prendre le contrôle sur celles-ci. Alors on va dans des modules de jeux plus heavy, on descend des côtes abruptes en trottinette (bon.. abruptes… pas tant mais quand même haha), on joue avec des vrais outils, on fait du quatre roues, et de la moto au plus grand bonheur d’Eva. On est prudents, mais on VIT! ** Le ON dans ON fait de la moto= exclut la personne qui parle.**



  • Arrêter de comparer leurs expériences aux nôtres


«Ah.. moi aussi à son âge j’étais pas bon en math»… «Quand j’étais gamin, j’étais tannant, etc.» et du coup les « moi à ton âge je savais faire…». Nos enfants n’ont pas à porter la responsabilité de devenir comme nous. Et si on y pense bien, est-ce que c’est vraiment ce qu’on veut? Nous avons été élevés avec ces propos mais il est temps de changer de disque (allô l’expression passée date). L’évolution est au cœur du développement d’une société… Arrêtons de mettre des attentes comportementales et scolaires basées sur notre expérience personnelle (l’inverse est aussi vrai, c’est-à-dire de justifier les défis de nos enfants sous le prétexte que nous avons vécu la même chose). Arrêtons de leur mettre la pression d’être aussi «bons» que nous dans ce que nous réussissons. Arrêtons de sous-estimer leurs défis sous prétexte que nous avons eu les mêmes et que «ça s’est réglé seul». Ils ont leurs propres forces et leurs propres challenges pour lesquels nous avons un pouvoir d’action (c’est-à-dire arrêter de comparer, de minimiser, de cacher, etc.) en les écoutant et en accueillant leurs perceptions d’une situation.


Certes, certains traits de personnalités et d’autres physiques sont similaires aux nôtres: le bagage génétique est indéniable. Il faut toutefois se rappeler que les individus sont le résultat de ce bagage, mais aussi des interactions avec leur environnement et de leurs expériences. Nos enfants ne sont pas nos mini versions. Ils sont EUX-MÊMES. Et c’est ça la beauté de la chose! Aidons-les à se définir dans leur entièreté.




  • Utiliser la «théorie du choix»


La capacité de faire des choix. À l’aube de la trentaine, c’est encore quelque chose de challengeant pour moi. Ces situations sont un passage obligé qui amène son lot d’incertitudes et, je dois l’avouer, d’inquiétudes pour moi. Je ne suis pas une personne impulsive dans les grandes décisions, au contraire de mon chum. Lui, il fonce et fait confiance à la vie. Au pire, il se plante et se relève. Il est capable de faire des choix facilement et je l'envie carrément. Je pense que, comme adulte, nous pouvons aider nos enfants à être exposés à ce type d’apprentissage qui peut se faire en bas âge. C’est ici que je vous parle de la théorie des choix. Depuis que je l’applique au quotidien, j’ai pu observer des changements IMMENSES dans la gestion des émotions et dans la diminution des crises de ma fille (et de nos chicanes). Elle est «responsable» de ses choix. Moi, je guide. J’écoute. Je conseille. Quand on fait face à une situation X, plutôt que de décider pour elle sans la considérer, je lui présente les deux côtés de la médaille. Rien de compliqué: si tu choisis ceci, voici ce qui arrivera. Si tu optes pour la deuxième option, voici ce qui t’attend. Cette approche peut prendre quelques minutes de plus, mais les effets n’en sont que bénéfiques en termes de responsabilisation et d’autonomie pour les enfants. Ils font partie du processus décisionnel les concernant. Leur opinion compte, elle est considérée et elle est même déterminante dans la suite des événements. C’est précieux ça, se sentir considéré (même encore aujourd’hui à l’âge adulte!). En contrepartie, la relation parent/enfant demeure dans l’ouverture et la bienveillance. Tout le monde y gagne!



  • Écouter ce qu’ils ont à dire


Oui, je le sais. Je le vis. Mon diiiiiiieu que ça parle ces petites bibittes-là. Ça questionne, ça requestionne, ça re-requestionne. MAIS. À travers ces paroles se cachent parfois des insécurités, des interrogations sérieuses, des émotions difficiles à déterminer… Et c’est à nous comme parent de se poser et de se rendre disponible pour déceler ces éléments. Je pense que nous avons le devoir de les écouter de la façon dont on souhaite l’être. Nos enfants ne sont pas des «minis humains». Ils ont des humains entiers, uniques, en constant développement; comme nous. Cependant, nos années d’expériences sociales et personnelles sont le petit plus que nous pouvons utiliser pour les écouter. Il faut les accompagner dans l’exploration et la découverte de leur environnement et de leurs perceptions, dans l’établissement de leurs valeurs les plus profondes, dans leurs expériences de vie. Accueillir et reconnaître leurs émotions, et du coup, modéliser cette approche en accueillant et reconnaissant les nôtres également. Monkey see, monkey do! Cette expression s’applique aussi aux aspects abstraits comme la gestion des émotions. Une connexion coeur à coeur, sans distraction ni écran, un contact visuel, un non verbal ouvert, etc. sont des éléments (je ne vous apprends rien ici) qui vous amèneront dans un contexte propice aux échanges. Un petit 10 minutes sur l’oreiller, c’est vite passé et ça permet de terminer la journée en beauté avec de beaux moments à envoyer dans la boîte à souvenirs!



  • Reconnaître nos propres limites


Il n’y a aucun livre qui propose toutes les réponses aux 129083 questions que nous pouvons nous poser quand on devient parent. On fait ce qu’on peut. On se fie à notre instinct. On prend notre bagage personnel et on conserve les éléments qu’on souhaite transmettre à nos enfants. Toutefois, il est important de savoir établir nos limites. En 2022, la pression est grande et les attentes sont élevées. Comme si c’était une compétition pour établir la meilleure façon d’être la meilleure mère pour son enfant (!!??). Juste l’écrire me confirme à quel point c’est un non sens. YOU DO YOU C'EST TOUT!!!



Depuis que j’ai lu sur les réseaux la phrase «on s’attend des femmes à ce qu’elles travaillent comme si elles n’avaient pas d’enfants, et à ce qu’elles soient des mères comme si elles ne travaillaient pas», celle-ci me trotte dans la tête sans cesse. C’est tellement vrai! Toutefois, il faut se rappeler que ce que la société attend de nous n’a pas à déterminer ce que NOUS ON VEUT ÊTRE ou FAIRE. C’est en prenant le temps d’écouter la petite voix qu’on essaie toujours de taire qu’on prendra les meilleures décisions; celles qui viennent du cœur.



Soyons fières d’être mères. Soyons fières de notre corps, de notre tête et de notre cœur qui se divisent en 988879 pour ceux qu’on aime. Et de grâce, soyons sans gêne de demander de l’aide aux spécialistes à notre disposition si on se sent dépassées. À bien y penser, c’est ce qu’on souhaite à nos enfants: être capable de se faire assez confiance pour aller chercher de l’aide au besoin.



Parce que la vie est trop courte pour perdre son temps à tout remettre en question, VIVONS PLEINEMENT & let's be happppyyyyyyyyyy!




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