• Marilou

Ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de devenir belle-mère


À toi qui aura le coup de foudre pour un homme ayant déjà un enfant.


Voici ce que tu dois savoir:


1. N’essaie pas de prendre le rôle de la mère, tu ne l’es pas.


Ne te mets pas la pression d’exceller et «d’accoter» la mère de l’enfant dont tu prendras soin. Verbalise-le, assume-le. De nos jours, et depuis toujours, les femmes qui deviennent belle-mère ont 989 fois plus de pression que les hommes qui ont ce rôle. Pourquoi? Je ne sais pas trop, mais j’imagine que la perception de la belle-mère «deuxième mère» complètement passée date flotte encore dans la tête des gens. Aime de tout ton cœur, offre ton épaule, ton écoute et ton temps, mais respecte ton rôle. La pression sera réduite d’au moins 75% et du même coup, la relation avec la mère de l’enfant sera également plus légère et agréable. Cet aspect est HYPER IMPORTANT. Crois moi, tu veux bien t'entendre avec la mère des enfants. Pour toi, pour ton chum, pour ton couple, mais aussi pour les enfants.





2. Fixe-toi des limites.


Tu n’as pas à tout accepter sous prétexte que tu as choisi ce mode de vie. Bien que tu auras probablement envie de rendre service sans compter, d’accepter de te faire dire que ce sont pas de tes affaires, ou encore de te faire dire que tu n’es pas la mère, établis tes limites. Tu as le droit de dire non. Tu as le droit de refuser de prendre position dans certaines situations ou de refuser certaines responsabilités. L’enfant ou les enfants qui seront présents ont un père et une mère. Ne te mets pas la pression d’être «la deuxième mère». Sois toi-même, avec tes qualités et tes défauts. Tu as choisi cette vie, mais ton copain aussi t’a choisie, sans enfant (ou avec les tiens).



3. N’aies pas peur de dire les choses comme elles sont.


L’enfant ou les enfants dont tu prendras soin auront besoin de toi. Tu deviendras une figure de sécurité, d’attachement, de réconfort. De l’autre côté, tu seras aussi probablement parfois celle exigeante, encadrante, et disons-le, peut-être même gossante. Assume qui tu es et n’aies pas peur des mots: Même si les enfants de ton conjoint habitent avec vous une semaine sur deux ou même une fin de semaine sur deux, c’est également ta maison. Il y a des règles et des façons de faire qui seront semblables ou différentes de chez maman et c’est bien correcte aussi. Les non-dits et les sous-entendus mal interprétés sont malaisants et causeront des frictions inutiles.



4. Communique avec ton chum et exige le respect.


Tu as droit et tu mérites le respect de ton conjoint, de la mère et des enfants. Comme tout le monde, tu peux te tromper. Être belle-mère, ce n’est pas être mère, mais ce rôle mérite beaucoup de respect également. Tu dois apprendre et t’adapter à des valeurs qui ne sont peut-être pas initialement comme les tiennes. Tu n’as pas à accepter qu’on te demande de tout changer pour ‘’fitter’’. Tu as le droit d’être en désaccord et de le dire. Pas de prendre des décisions qui concernent l’enfant directement, mais tu as le droit à ton opinion et celle-ci n'est uniquement valide «quand ça convient». Le respect est de mise partout, et tout le temps de toute façon. Tu n’as pas à t’écraser par peur de déplaire à qui que ce soit.



5. Profite des avantages de ton rôle


Si ton lien de confiance est bien établi et entretenu avec l’enfant ou les enfants, profite des beaux moments pour avoir des discussions plus profondes. N’étant ni la mère ni le père, tu auras peut-être accès à des partages d’émotions personnels et enrichissants. Encore une fois, ça se dit très bien à un ado: je ne suis pas ton parent, je ne décide pas pour toi, mais je peux tout entendre et je suis là pour toi. C’est précieux, avoir un adulte à qui on peut se référer et se confier au besoin, sans peur ou stress de représailles autant en tant qu’enfant, qu’ado ou qu’adulte.


6. ENJOY!


Même si ta vie de belle-mère n’aura probablement rien d’un long fleuve tranquille, laisse toi porter par l’amour et la légèreté des enfants et ouvre-toi aux questionnement et aux remises en question que la vie mettra sur ton chemin. Tu en sortiras grandie, outillée et encore plus confiante envers toi-même et envers tes valeurs.



Enfin, rappelle-toi que la vie est trop courte pour être malheureuse. Ça se peut que le mode de vie de belle-mère ne soit pas fait pour toi, et c’est bien correcte aussi. Trouve des femmes qui partagent ta réalité, et n’aie pas peur de questionner. Le petit guide de la parfaite belle-mère n’existe pas encore alors fais-toi confiance et fonce!


Marilou, belle-mère complètement imparfaite mais aimante au max depuis 7 ans.







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